🟢 Pourquoi vous avez besoin de Linux

MĂŞme si vous dĂ©testez l’informatique et que vous ne savez pas taper une formule Excel, vous devriez prendre le temps de vous intĂ©resser Ă  Linux. Pourquoi ?

Il y a 20-30 ans, bricoler en informatique Ă©tait la norme. Windows et Macintosh Ă©taient loin d’offrir le niveau d’ergonomie de 2021. L’usager Ă©tait en contact direct avec les fichiers de son système d’exploitation. Tous ceux qui ont tĂ©lĂ©chargĂ© des jeux dans les annĂ©es 2000 savent de quoi je parle : il fallait parfois bricoler un long moment dans les dossiers du jeu pour simplement espĂ©rer le lancer. Et Ă  l’Ă©poque, Google ne vous Ă©tait pas d’une grande aide.

Progressivement, Microsoft et Apple ont rĂ©ussi Ă  Ă©loigner l’usager du code. Le but est Ă©videmment de dĂ©mocratiser leurs produits et services : si c’est simple Ă  utiliser, les usagers seront plus nombreux et plus facilement convaincus. Plus de ventes. On aurait alors tendance Ă  croire que l’informatique est devenu exponentiellement compliquĂ©e, car planquĂ©e sous le capot. Qu’au premier bug Windows qu’une recherche Google ne sait pas rĂ©soudre, il faut emmener son PC chez un spĂ©cialiste. C’est faux.

Je doute fort que vous lecteurs, apprĂ©ciez l’idĂ©e d’ĂŞtre dĂ©pendants, Ă©conomiquement et techniquement, de ces multinationales pour pouvoir simplement travailler. L’idĂ©e de cet article n’est pas de vous faire abandonner Windows/MacOS (je me sers moi-mĂŞme de W10) mais de vous dĂ©montrer que n’importe qui peut prendre le contrĂ´le de ses outils. Rappelez-vous : vous n’avez pas besoin de devenir ingĂ©nieurs, mais vous devez avoir une certaine idĂ©e de comment fonctionne les choses autour de vous.

Linux est un outil formidable, gratuit, assorti d’une philosophie pratiquement utopique. Ludique, exigeant, parfois frustrant mais aussi parfois très gratifiant. Quiconque y consacrera ne serait-ce que quelques heures en sortira grandi.

Ce minitel asthmatique peut-il battre un Macbook neuf en rapidité ?
Avec Linux (et un SSD…), oui.

Petite intro Ă  Linux

« Linux » dĂ©signe une famille de systèmes d’exploitation dite open source, c’est Ă  dire que le code est libre d’accès pour tout le monde. Cela signifie aussi que c’est gratuit. Chacun contribue comme il peut et comme il veut. Linux est le nom d’un noyau, c’est Ă  dire d’une interface entre le matĂ©riel informatique et le logiciel, qui permet donc de servir de base au système d’exploitation. Cette base de système d’exploitation s’appelle GNU, les puristes parlent par consĂ©quent de GNU/Linux.

GNU est inspirĂ© du système Unix, qui est Ă  l’origine de MacOS. GNU/Linux est ainsi un proche parent des systèmes Apple et utilise le mĂŞme langage de ligne de commande (bash). Android et ChromeOS sont des exemples de distribution Linux.

C’Ă©tait la partie fondamentale. A celle-ci s’ajoutent deux Ă©lĂ©ments : ce que l’usager voit et ce qu’il ne voit pas. Ce qu’il ne voit pas, c’est le code qui s’ajoute Ă  la base GNU/Linux et qui constitue le fonctionnement du système d’exploitation. Ce qu’il voit, c’est l’interface utilisateur, notamment l’environnement de bureau (« desktop environment »).

Qu’est-ce qu’une distribution Linux ?

La combinaison des ces Ă©lĂ©ments donne ce que l’on appelle une « distribution » Linux :

  1. la base GNU/Linux, avec le noyau Linux qui fait le pont entre votre ordinateur et le système d’exploitation
  2. une couche de code et de logiciels (incluant notamment le gestionnaire de paquets qui dĂ©termine comment les programmes sont installĂ©s et maintenus) qui forment le système d’exploitation
  3. un environnement graphique pour l’usager (l’environnement de bureau ou desktop environment)

Voyez ci-dessous elementaryOS, une distribution Linux qui s’inspire de MacOS pour son design et ses fonctionnalitĂ©s.

elementaryOS cherche Ă  ressembler Ă  MacOS Ă  travers son environnement de bureau unique : Pantheon.

elementaryOS est donc constitué de ces trois éléments :
1- le noyau Linux et la base GNU
2- le système d’exploitation Ubuntu (lĂ©gèrement modifiĂ©)
3- l’environnement de bureau unique Ă  cette distribution, baptisĂ© Pantheon

Naturellement, je vous montre cette distro en premier car elle est Ă  la fois très esthĂ©tique, simple et d’apparence familière.

Il existe des centaines de distributions. Certaines sont indĂ©pendantes, certaines sont basĂ©es sur d’autres (elementary est basĂ©e sur Ubuntu) et le tout donne un arbre gĂ©nĂ©alogique terriblement compliquĂ©.

Toutes ne se valent pas et surtout, toutes ne reçoivent pas le mĂŞme niveau de professionnalisme et d’attention. Certaines sont abandonnĂ©es ou maintenues par un ou deux quidams passionnĂ©s, tandis que d’autres sont dĂ©veloppĂ©es et distribuĂ©es par de grandes sociĂ©tĂ©s (Red Hat par IBM, Ubuntu par Canonical).

Beaucoup ont une utilité spécifique : serveur informatique (Linux représente la quasi totalité des serveurs du monde), trousse à outil pour la cybersécurité (vous avez vu Mr Robot, vous connaissez Kali Linux), console de jeu (le défunt SteamOS), maintenance de systèmes, développement, gestion de réseaux informatiques, éducation et usage scolaire, etc.

Pour le dĂ©butant et l’usager lambda, on prĂŞtera davantage d’importance Ă  l’environnement de bureau

Il s’agit de l’interface utilisateur, des fonctionnalitĂ©s et du look de votre système. Plusieurs distributions très diffĂ©rentes dans leur code peuvent paraĂ®tre identique car elles utiliseront le mĂŞme environnement de bureau. Et rĂ©ciproquement : des distributions ayant une apparence totalement diffĂ©rentes auront en rĂ©alitĂ© la mĂŞme chose sous le capot.

Vous pouvez comparer le screenshot ci-dessus avec celui juste en dessous. elementaryOS (en haut) est basé sur Ubuntu (en bas), leur code est donc très similaire. Mais elementary a une interface totalement différente, des fonctionnalités différentes et des logiciels pré-installés différents.

Ubuntu est souvent la porte d’entrĂ©e dans le monde de Linux pour les novices, que ce soit via la distribution officielle comme sur cette capture d’Ă©cran ou via l’une de ses dĂ©rivĂ©es. Ubuntu a son propre environnement de bureau : Unity.

Tous les aficionados de Linux ne seront pas d’accord avec moi, mais je pense que c’est par lĂ  qu’il faut dĂ©buter. Car c’est important de se sentir Ă  l’aise et d’apprĂ©cier le look de son système. Ensuite, c’est par l’usage et la personnalisation que l’on domestique Linux.

VoilĂ , vous avez les bases. En gros : Linux reprĂ©sente une large famille de systèmes d’exploitations informatique ayant une parentĂ© commune, que chacun peut bricoler Ă  sa sauce, y compris l’interface. Un noyau, un système et une interface. La plupart des systèmes proposent plusieurs interfaces.

Vous vous sentez perdus ? C’est absolument normal, c’est pourquoi vous allez refaire avec moi le chemin qui m’a amenĂ© Ă  vous Ă©crire cet article.

Comment j’ai apprivoisĂ© Linux

Je suis ce que l’on appelle un « usager non technique ». Une façon de dire que je ne sais pas aligner deux lignes de code. En 2015, de retour Ă  la fac pour une licence de management (insĂ©rer ici rires de sitcom), j’essaie de redonner du souffle Ă  un petit laptop bas de gamme. Windows est beaucoup trop lent. L’ordinateur met plusieurs minutes Ă  s’allumer.

N’ayant pas le budget pour un nouveau PC, je cherche un système d’exploitation Linux rapide et lĂ©ger. Le premier pas n’est pas simple Ă  franchir : il faut effacer tout le contenu de son disque dur. Je fais une copie de mes fichiers et je me lance. C’est facile, il suffit de suivre les Ă©tapes Ă  l’Ă©cran.

Surprise : tout fonctionne. Pas d’Ă©cran noir rempli de caractères Ă  la Matrix. Le lancement est quasi instantanĂ©. Une recherche Google suffit Ă  rĂ©pondre Ă  mes questions. DĂ©marre alors un jeu formidable : celui de la personnalisation. Je bricole le bureau, les couleurs, je rajoute un dock (comme sur MacOS), etc. Je m’amuse franchement.

Dans l’amphithéâtre, mon petit netbook usĂ© et rayĂ© dĂ©tonne au milieu des MacBook Air neufs. Minuscule (Ă©cran 10,6 pouces, une demi-feuille de papier), sous-performant, avec un système d’exploitation que je ne maĂ®trise pas, il fait pourtant le boulot proprement et simplement : prise de notes et internet. Tout ce qu’il me faut.

Je trouverai mĂŞme un logiciel de mindmaps sur lequel je produirai une synthèse d’un cours de droit que je distribuerai Ă  mes camarades.

Curieux, ayant le goĂ»t de la bidouille et de tester ce que ce système pouvait faire pour moi je vais naturellement… en changer une quarantaine de fois. Un comportement commun qui a un nom : le « distro-hopping« . On essaie toutes les distributions qui nous passent sous la main et on voit laquelle nous plaĂ®t le plus. Cela permet de tester diffĂ©rents environnements de bureaux (et diffĂ©rents gestionnaires de paquets).

Au final, je resterai longtemps sur celle que j’avais pendant mon annĂ©e de fac : PeppermintOS.

Peppermint OS sera ma première distribution. Il s’agit d’une distribution basĂ©e sur Lubuntu, c’est-Ă -dire Ubuntu mais avec l’environnement de bureau lĂ©ger et fonctionnel « LXDE« . MĂŞme système, mais environnement de bureau diffĂ©rent, vous suivez ?

En 2016, Peppermint OS est une distribution jeune et très prometteuse, dont la philosophie est d’ĂŞtre lĂ©gère et stable. Son atout par rapport Ă  d’autres distributions similaire Ă©tait son outil de crĂ©ation d’applications internet. En gros, vous pouviez crĂ©er une application « Facebook » ou « OneNote » Ă  partir d’une URL. Ladite application Ă©tait une fenĂŞtre Chromium dĂ©diĂ©e. Ă€ l’Ă©poque c’Ă©tait novateur !

Peppermint OS est un bon exemple de distribution développée par une petite équipe. Son créateur et principal développeur, Mark Greaves, est hélas décédé début 2020. Le projet a perdu son momentum depuis.

Peppermint OS sur l’illustration ci-dessus, c’est donc le noyau Linux, un système : Lubuntu modifiĂ©, et une interface : LXDE.

Comment vous pouvez apprivoiser Linux

Ă€ ce stade, vous vous dĂ®tes peut-ĂŞtre : « si je devais m’y essayer, je ne comprendrais pas, je risque de faire une connerie ou de ne pas savoir quoi faire« .

C’est prĂ©cisĂ©ment ce qu’anticipe une grande partie de la communautĂ© des contributeurs et dĂ©veloppeurs de systèmes Linux. On est pris par la main pour choisir une distribution « adaptĂ©e aux novices ». Pour l’installer et commencer Ă  s’en servir.

Je n’ai jamais eu Ă  apprendre quoi que ce soit de compliquĂ© pour utiliser Linux. Bien sĂ»r, une utilisation poussĂ©e implique un peu plus de complexitĂ©, mais ce n’est pas obligatoire. Et surtout, il n’y a franchement rien qu’une recherche Google (en anglais, gĂ©nĂ©ralement) ne puisse rĂ©soudre. C’est la grande force de l’aspect communautaire Linux : peu importe le problème que vous avez, quelqu’un l’a eu avant vous, et quelqu’un d’autre l’a dĂ©jĂ  rĂ©solu.

Vous n’aurez jamais besoin d’apprendre Ă  programmer si vous ne le souhaitez pas. Au pire, vous aurez deux lignes de code Ă  copier coller dans le terminal. Je dis bien au pire.

Est-ce que Linux peut vraiment ĂŞtre accessible Ă  tous, alors ?

Ça fait deux ans que j’ai installĂ© Linux Mint sur l’ordinateur de ma mère, pourtant technophobe, et elle en est très contente ! Elle avait davantage besoin de mon aide lorsque son ordinateur tournait sous Windows.

Tout simplement parce que Linux fait ce qu’on lui demande, point. Contrairement Ă  Windows, on ne vous force pas Ă  tĂ©lĂ©charger et installer des mises Ă  jour. Le système d’exploitation du PC de ma mère n’a pas changĂ© d’un iota depuis que je l’ai installĂ© il y a deux ans, le système est donc parfaitement stable et rĂ©gulier. Pour aller sur Youtube, envoyer des mails et consulter le site des impĂ´ts, c’est parfait.

Aucun programme en fond qui ralentit le système, pas d’interruption brutale de session pour mettre le PC Ă  jour, pas de bugs ou de plantage inexplicable : tout est simple et fluide. Ce n’est Ă©videmment pas le seul intĂ©rĂŞt de Linux, mais c’est pour dire que si ma mère arrive Ă  vivre avec, tout le monde le peut.
Notez toutefois : 2 ans sans aucune mise Ă  jour, ce n’est pas non plus une excellente idĂ©e. Mais je n’ai eu qu’Ă  souffler deux commandes basiques Ă  mon frère pour mettre le système Ă  jour.

Linux Mint est une distribution française basĂ©e sur Ubuntu (encore). Son environnement de bureau, « Cinnamon » est facile Ă  prendre en main pour un usager habituĂ© Ă  Windows. Il s’agit d’une distribution très populaire car très accessible et très stable Ă  la fois.

Quatre raisons de vous pencher sur Linux

Vous savez dĂ©sormais tout ce qu’il y a Ă  savoir sur Linux. Plus serait trop. A moins de vraiment vouloir s’impliquer dans le dĂ©veloppement d’une distribution ou d’une application.

Raison #1 : Linux vous rend autonome

Et ce peu importe ce que vous entendez par autonome.

PrĂ©occupĂ© par votre intimitĂ© informatique ? Linux est amplement mieux armĂ© que les Ă©cosystèmes Windows et Apple pour ça. Il n’existe pas d’antivirus pour Linux, car il n’y en a pas besoin. Lorsque vous regardez les processus en cours d’exĂ©cution sous Windows, c’est la jungle : vous n’avez aucune application ouverte et pourtant vous voyez une centaine de lignes. Sous Linux, vous n’en verrez qu’une dizaine, et il vous sera facile de comprendre quelle ligne correspond Ă  quel logiciel ou processus en cours sur votre ordinateur.

Windows et Mac font souvent remonter des informations de votre système sans votre consentement. Ce n’est pas le cas sous Linux.

Vous avez peur que votre système d’exploitation actuel vous lâche ? Vous n’avez mĂŞme pas besoin d’installer Linux. Une clĂ© USB bootable (voir section « mode d’emploi ») vous permettra d’accĂ©der aux fichiers de votre ordinateur si par malheur il cessait de fonctionner normalement.

Ainsi, rien que de savoir produire une clĂ© USB de ce type, ou mĂŞme simplement d’en possĂ©der une, vous donne dĂ©jĂ  une autonomie considĂ©rable, comparĂ© Ă  l’usager informatique moyen.

Simple gestion des risques : si un virus détruit votre Windows, vous pouvez le réparer ou au moins récupérer les fichiers.

D’autre part, toutes les distributions Linux majeures sont très amplement documentĂ©es sur internet. Et de nombreuses communautĂ©s d’usagers, convaincu comme moi par l’intĂ©rĂŞt de populariser Linux, seront plus que ravies de vous assister (faĂ®tes un tour sur n’importe quel forum Linux et admirez avec quelle patience certains usagers vont aider des nĂ©ophytes parfois vraiment pas rusĂ©s).

Si vous avez la hantise de ne pas contrĂ´ler votre vie privĂ©e sur votre ordinateur, de ne pas comprendre ce qui se passe dans les coulisses de votre système, ou de risquer de perdre vos fichiers car votre système d’exploitation subira un bug fatal ou un virus (peu probable, n’ayez pas peur, mais ça arrive), alors Linux est une solution simple Ă  tous ces problèmes Ă  la fois.

Raison #2 : Linux représente une économie

Et ce peu importe ce que vous entendez par Ă©conomie.

Donner une seconde vie Ă  un vieux PC ? En changeant le système d’exploitation, gratuitement, c’est un gain de temps et d’argent.

Par ailleurs, Linux consomme moins la batterie que Windows.

Vous avez achetĂ© un ordinateur portable il y a 5 ans, la batterie est probablement morte mais vous vous en foutez tant que vous pouvez aller sur internet et sauvegarder vos fichiers ? Le matĂ©riel est fatiguĂ© et dĂ©passĂ©, le système d’exploitation est encombrĂ© et rouillĂ© ? Tout pointe vers l’achat d’un nouveau PC…

Installer Linux suffit Ă  rendre votre PC utilisable encore au moins 5 ans.

En 2016, j’ai fait un stage en entreprise avec un ordinateur portable achetĂ© en 2006 (mon tout premier !) sur lequel j’ai installĂ© Peppermint OS. Tout fonctionne Ă  merveille. Fonctionne, encore aujourd’hui.

Raison #3 : Linux est adaptable à votre goût et votre usage

A moins que votre ordinateur ne vous serve Ă  jouer ou Ă  utiliser des logiciels propriĂ©taires comme Photoshop ou Microsoft Office, Linux vous rendra mieux service que Windows (je ne saurais comparer Ă  MacOS que je n’utilise pas). Tout simplement car vous pouvez dĂ©couper tout le gras autour de ce qui vous est rĂ©ellement utile. Votre système est largement plus lĂ©ger et rĂ©actif. Vous pouvez personnaliser votre système Ă  votre usage. Et Ă  votre goĂ»t.

Voir son PC dĂ©marrer au quart de tour est satisfaisant. Ne voir que les logiciels que l’on utilise est plaisant. Ça va plus vite et c’est gratifiant.

Mais encore une fois : Linux ne remplacera pas (complètement) Windows. Toute votre bibliothèque Steam ne fonctionnera pas sous Linux. Il existe des solutions pour exĂ©cuter les logiciels Windows sous Linux (Wine, Proton, Lutris) mais leur efficacitĂ© n’est pas garantie Ă  100%. Microsoft Office n’existe pas nativement sous Linux. Photoshop non plus – personnellement j’adore GIMP, mais la plupart des gens dĂ©testent ce placĂ©bo gratuit de Photoshop.

L’idĂ©e de cet article n’est pas de vous faire balancer votre système d’exploitation actuel pour Linux.

Vous ĂŞtes crĂ©atifs ? Si vous avez le temps et la motivation, vous pouvez faire ressembler votre bureau Ă  ce que vous voulez. Si vous pouvez l’imaginer, Linux peut le faire (et il y a de fortes chances que quelqu’un l’ait dĂ©jĂ  codĂ© pour vous).

Que ce soit l’apparence du système ou l’organisation des fichiers et logiciels, absolument tout est modifiable.

C’est lĂ  tout l’attrait des diffĂ©rents environnements de bureau. Pour beaucoup, dont moi, le plaisir de Linux c’est aussi le plaisir d’une interface Ă  mon goĂ»t. Sobre et efficace pour mon PC de travail. Simple au possible pour mon petit PC de voyage. AdaptĂ© Ă  l’usage que je fais de chaque, Ă  mon goĂ»t.

Raison #4 : Linux est une Ă©cole vivante

Rappelez-vous : vous devez comprendre un minimum les outils dont vous vous servez. Surtout Ă  notre Ă©poque exponentiellement numĂ©rique. J’ai bien dit NUMÉRIQUE : en français, l’adjectif « digital » se rapporte aux DOIGTS et non aux « digits » qui signifie « nombres » en anglais, d’oĂą la bonne traduction en « numĂ©rique », merci de votre attention.

Parce que si je vous ai présenté tous les aspects gratifiants de Linux, il y en a aussi de bien plus frustrants.

Certaines choses, certaines fonctionnalitĂ©s, certains automatismes auxquels vous ĂŞtes habituĂ©s avec Windows ou MacOS peuvent ne pas apparaĂ®tre dans votre distribution. Certains raccourcis claviers auxquels vous ĂŞtes habituĂ©s. La disposition de la barre des tâches. Le contenu du menu dĂ©marrer (s’il y en a un). Tout ceci est rectifiable (tout le système est hautement customizable) mais se casser les dents sur une erreur incomprĂ©hensible de prime abord peut Ă©nerver.

Pourtant je vous y encourage. Parce que vous allez apprendre par la pratique Ă  diagnostiquer un problème informatique, Ă  rechercher la solution et Ă  l’appliquer. J’ai longtemps Ă©tĂ© coincĂ© avec mon petit PC de voyage pour une raison de bĂŞte : la carte wifi n’est pas dĂ©tectĂ©e par dĂ©faut lorsque j’installe une distribution. Et si le PC ne peut se connecter Ă  internet, Ă©videmment, il ne peut pas aller chercher le correctif nĂ©cessaire…

Deux solutions : brancher une clĂ© wifi quand on en a une, pour pouvoir tĂ©lĂ©charger le pilote. Sinon… se dĂ©brouiller. Parce qu’il y a plusieurs solutions Ă  ce problème idiot. A moi de les trouver ! En cherchant sur Google des cas similaires, en fouillant les fichiers, en allant chercher le nom de la carte wifi pour voir si elle n’a pas un dĂ©faut connu ou un pilote disponible.

Quelle solution a fonctionnĂ© ? J’ai Ă©tĂ© chercher le pilote et ses dĂ©pendances, que le PC ne pouvait rĂ©cupĂ©rer sur internet, et j’ai tout installĂ© Ă  la main (double clic, « installer »… pas dur). Meilleure solution : si la distribution installĂ©e a le pilote pour connecter un smartphone, vous pouvez connecter votre tĂ©lĂ©phone en USB et vous en servir comme d’un modem.

DĂ©pendances, un mot important dans l’univers Linux. Très souvent, un logiciel sur Linux va s’appuyer sur d’autres logiciels (souvent des modules, des petits bouts de codes, des fichiers que vous ne remarquerez jamais). Ces autres programmes dont dĂ©pend celui que vous souhaitez installer sont ses dĂ©pendances. Et les problèmes de dĂ©pendances manquantes, pas Ă  jour, mal installĂ©es, etc, ne sont pas rares.

Ce ne sont pas des problèmes difficiles Ă  rĂ©soudre. Et c’est un bon exemple de ce que se dĂ©brouiller avec Linux peut faire pour vous : un cours vivant sur le fonctionnement de vos logiciels, sans avoir Ă  creuser dans le code. Une sorte de vision macro d’un système d’exploitation, une connaissance qui se transpose sur Windows et MacOS, et qui vous aidera Ă  comprendre et rĂ©soudre des problèmes sur ces autres systèmes, ainsi que sur les systèmes informatiques ne gĂ©nĂ©ral (votre tĂ©lĂ©phone par exemple).

Mon expĂ©rience : du recyclage de laptop Ă  l’optimisation pour la productivitĂ©

Vous connaissez donc mon parcours avec Linux : de la mise au point d’un vieux PC pour mes Ă©tudes jusqu’Ă  celle de mon outil de travail actuel. Je ne suis pas un spĂ©cialiste, mes notions en informatiques sont limitĂ©es, et je ne cherche pas particulièrement Ă  devenir un expert.

Deux fidèles compagnons de mes années de fac : mon chat et Peppermint OS

Après 5 ans de bidouille, mon système me plaĂ®t et fonctionne comme j’aime. J’ai les connaissances basiques pour en faire la maintenance et le tout fonctionne plus vite et de manière plus stable que Windows.

Ce que j’ai appris pendant ces 5 ans m’aide beaucoup lorsque j’ai un problème sous Windows (ou, cas plus frĂ©quent, lorsque quelqu’un de mon entourage Ă  un problème). Car la logique est souvent la mĂŞme, le jeu de dĂ©duction et de correction des erreurs est souvent analogue d’un système d’exploitation Ă  un autre.

J’ai dĂ©sormais une idĂ©e claire de comment fonctionne un ordinateur. De la fonction de ses composants Ă©lectroniques, de comment ses composants traduisent une information, qui devient ensuite un système, qui devient un outil pour l’ĂŞtre humain. Non seulement je ne vais jamais chez le dĂ©panneur, mais on m’appelle en lieu et place de ce dernier…!

Bonus : comment débuter & mes distributions préférées

J’espère vous avoir donnĂ© envie de tester Linux Ă  votre tour. Au minimum, que vous ayez saisi Ă  quel point vous avez, Ă  portĂ©e de clic et gratuitement, toute une palette de systèmes Ă  votre service.

Comment essayer pour voir ?

Le plus simple est d’utiliser une clĂ© USB « live ». C’est Ă  dire que vous allez installer une distribution Linux sur votre clĂ© USB, dont le rĂ´le sera de vous permettre de la tester et de l’installer sur votre disque dur si vous le souhaitez. Une clĂ© USB live peut ĂŞtre « permanente », c’est Ă  dire que vous pouvez y sauvegarder des fichiers, y tĂ©lĂ©charger des programmes, etc. Vous n’avez qu’Ă  l’insĂ©rer dans un ordinateur (avant de l’allumer) pour vous en servir.

La petite difficultĂ© ici, c’est que vous devez dire Ă  votre ordinateur de lancer le système d’exploitation de la clĂ© USB, et non celui du disque dur. Vous voulez charger le système qui est sur la clĂ© et pas Windows ou MacOS. Sur certains ordinateurs, la clĂ© USB sera chargĂ©e en prioritĂ© sur le disque dur.
Sinon, il vous faudra accĂ©der au BIOS de votre ordinateur pour « booter » sur votre clĂ© USB (il s’agit gĂ©nĂ©ralement de garder une touche enfoncĂ©e au dĂ©marrage du PC). Sur les PC de plus de dix ans, ce n’est parfois pas possible sans logiciel.

Comment fait-on exactement ?
On tĂ©lĂ©charge le fichier .iso depuis le site de la distribution (les liens sont fournis) ainsi qu’un logiciel de prĂ©paration de clĂ© USB : balenaEtcher. On exĂ©cute balenaEtcher, on insère sa clĂ© USB, on choisit le fichier .iso tĂ©lĂ©chargĂ©, et on « flashe ». Le logiciel travaille, une fois que la clĂ© est prĂŞt il vous le dira. Vous n’avez plus qu’Ă  redĂ©marrer.

Bien sur, vous pouvez formater votre clé USB par la suite.

Capture d’Ă©cran de BalenaEtcher. Vous sĂ©lectionnez l’iso, vous sĂ©lectionnez la clĂ© USB, le logiciel s’occupe du reste.

Une autre option est de crĂ©er une machine virtuelle avec un logiciel comme VirtualBox. Il s’agit d’un genre d’Ă©mulateur, qui crĂ©Ă© un ordinateur dans votre ordinateur. Consultez le tutoriel pour comprendre comment s’y prendre car ce n’est pas intuitif. Cette option a le mĂ©rite d’ĂŞtre totalement rĂ©versible. Vous dĂ©diez quelques dizaines de Go de place Ă  votre système virtuel et vous avez un environnement sĂ»r pour tester Linux. Notez cependant que ça peut ĂŞtre assez lent si votre PC n’est pas vĂ©loce.

VirtualBox « crĂ©Ă© » un ordinateur dans votre ordinateur. Ici je fais tourner EndeavourOS sous Windows 10. Pour cela j’ai crĂ©Ă© une « machine virtuelle », j’ai tĂ©lĂ©chargĂ© l’ISO du système et je l’ai installĂ© sur ma machine virtuelle (un espace disque de Windows est allouĂ© par le logiciel).

Comme je m’improvise influenceur et que de toute manière c’est mon blog, laissez-moi vous proposer trois distributions que j’ai utilisĂ© ou que j’utilise toujours et que j’aime bien.

1) DĂ©buter par la voie « classique » : Ubuntu (et dĂ©rivĂ©s : Xubuntu, Kubuntu, Ubuntu Budgie…)

Ubuntu est la distribution Linux la plus connue. Elle est dĂ©veloppĂ©e par une entreprise, Canonical. Ubuntu n’est pas exempt de dĂ©fauts mais est très largement fonctionnelle. C’est pourquoi elle est idĂ©ale pour dĂ©buter : elle n’est pas assez mĂ©chante pour vous dĂ©goĂ»ter et sa communautĂ© nombreuse et active rĂ©soudra tous vos soucis en une recherche Google. Vous aurez ainsi l’occasion d’apprendre en douceur.

L’autre gros avantage d’Ubuntu, c’est que vous pouvez l’installer sur une clĂ© USB en mode « permanent ». C’est Ă  dire que vos fichiers, votre travail, seront sauvegardĂ©s. Une façon parfaite de tester le système sans rien casser sur son ordinateur.

Le « software center » commun aux distributions Ubuntu permet de chercher, installer et dĂ©sinstaller facilement des logiciels.

Et enfin, comme cela a Ă©tĂ© Ă©voquĂ© plusieurs fois au cours de l’article, Ubuntu est disponible dans pratiquement tous les environnements de bureaux existants. Ce que je vous recommande, c’est donc d’en regarder quelques uns ci-dessous, et vous ĂŞtes libre de tester celui qui vous plaĂ®t le plus Ă  l’œil.

Xubuntu : Ubuntu + le bureau XFCE. Une interface légère et très personnalisable, simple à prendre en main.
Kubuntu : Ubuntu + le bureau KDE. L’un des plus populaires, hautement personnalisable, mais plus gourmand en ressources (au moins 4 Gb de RAM recommandĂ©s).
Ubuntu Budgie utilise le bureau Budgie modifié. Budgie est le bureau natif de la distribution Solus OS.
Personnellement, je trouve que c’est la version la plus sympa d’Ubuntu.

Si vous ĂŞtes vraiment curieux, vous pouvez Ă©galement voir Ubuntu GNOME, Lubuntu, Ubuntu MATE.

Vous pouvez aussi voir les distributions basées sur Ubuntu : elementary OS, Peppermint OS, Linux Mint, KDE Neon.

2) Découvrir un système plus pointu, avec un autre gestionnaire de paquets : Manjaro

Manjaro est basĂ© sur Arch Linux, une distribution dont le crĂ©do est « keep it stupid simple« .

Arch Linux a pour philosophie d’offrir la quintessence de Linux Ă  ses usagers : un système pur et efficace, totalement maĂ®trisĂ© par son utilisateur. Tellement maĂ®trisĂ© qu’en fait, Arch Linux est une distribution que vous devez « fabriquer » vous-mĂŞme ! L’usager moyen d’Arch Linux s’enorgueillit d’avoir bâtit son système lui-mĂŞme et de l’entretenir lui-mĂŞme (et jouit donc d’une rĂ©putation de nerd prĂ©tentieux sur internet). Sauf que ça lui prend des heures et des heures !

La particularitĂ© principale d’Arch (et donc de Manjaro), c’est son système de gestions des paquets : pacman. Ce dernier puise dans la base de donnĂ©es la plus vaste et la plus Ă  jour des paquets Linux : l’AUR. Une Ă©pĂ©e Ă  double tranchant : vous pourrez constamment avoir les programmes les plus Ă  jour, mais parfois ça dĂ©conne.

Cela implique Ă©galement que le système tout entier se met continuellement Ă  jour au fil du temps. Contrairement Ă  Ubuntu qui propose une version « fixe » et ne met Ă  jour que certains logiciels, Manjaro set met entièrement Ă  jour. Cette philosophie s’appelle « rolling release« : quand une nouveautĂ© est prĂŞte, les usagers l’installent directement.

Manjaro, ce sont les avantages d’Arch Linux sans les inconvĂ©nients. Manjaro est très facile Ă  installer. Et pour vous Ă©viter les risques de l’AUR, Manjaro propose ses propres dĂ©pĂ´ts de paquets stables, testĂ©s au prĂ©alable.

Manjaro, ici avec le bureau KDE. On note le thème vert et noir, intĂ©grĂ© Ă  l’interface Chaque distribution a sa patte graphique.

Manjaro est donc merveilleux Ă  condition de ne pas faire n’importe quoi avec les mises Ă  jour. Rien de compliquĂ© donc. Vous devez juste prendre le temps d’apprendre ce qu’est un paquet et Ă  faire attention lors de vos mises Ă  jour.

Manjaro est disponible avec les environnements de bureaux XFCE, KDE et GNOME prĂ©cĂ©demment citĂ©s (mais il existe des versions communautaires – donc moins stables – pour de nombreux autres environnement de bureaux, dont Budgie citĂ© plus haut). Question de goĂ»t, encore une fois. Avec Linux vous avez le choix.

3) Une distribution stable, simple et 100% française : Mageia

Au bout d’un certain temps Ă  essayer de nombreuses distributions, j’ai fini par savoir quelles Ă©taient mes prioritĂ©s pour mon système : stable, rapide, qui n’a pas besoin d’ĂŞtre rĂ©installĂ© pĂ©riodiquement et qui reste personnalisable. Je n’ai pas spĂ©cialement besoin d’avoir les toutes dernières versions des logiciels que j’utilise. Mageia coche toutes les cases.

Mageia 8 avec le bureau GNOME est mon système d’exploitation actuel. Après avoir testĂ© de nombreux systèmes et environnements de bureau, j’ai optĂ© pour la tranquillitĂ© et l’efficacitĂ© de Mageia. GNOME est mon interface prĂ©fĂ©rĂ©e prĂ©sentement : Ă©purĂ©e et sans obstacles pour faire ce que je souhaite.

Mageia est dĂ©veloppĂ©e par une association française, qui ne publie de nouvelle version de sa distribution que tous les deux ans, lors qu’ils sont sĂ»rs Ă  100% que tout est parfaitement stable. Lorsqu’une nouvelle version paraĂ®t, il est possible d’effectuer une mise Ă  niveau et donc de ne pas avoir Ă  tout rĂ©installer.

La principale spĂ©cificitĂ© de cette distribution, c’est son support matĂ©riel. Tout fonctionne immĂ©diatement. Le fichier iso est plus lourd que la moyenne, et pourtant votre système est plus vif que la moyenne : c’est parce que le fichier iso embarque un grand nombre de pilotes matĂ©riels pour assurer une compatibilitĂ© maximale.

Mageia est l’hĂ©ritière d’une lignĂ©e historique de distributions Linux françaises : Mandrake et Mandriva. Par consĂ©quent, l’essentiel de la documentation et de la communautĂ© est francophone.

Ce n’est pas un système super fun : c’est solide comme la roche et si vos besoins en logiciels sont basiques (comme c’est mon cas), vous n’aurez pratiquement jamais de problèmes. Avoir des bugs et des erreurs est la norme avec Linux mais pas pour Mageia. Enfin, la fonctionnalitĂ© et l’efficacitĂ© priment sur l’esthĂ©tique : les applications natives de Mageia ne cherchent pas Ă  vous impressionner.

Les usagers de Mageia sont sous-reprĂ©sentĂ©s sur les forums Linux, car ils n’ont pratiquement jamais de problèmes.

J’ai mis un peu plus de temps Ă  me familiariser au système de paquets (RPM et DNF). Heureusement Mageia, tout comme Manjaro et Ubuntu, propose un « app store » (plutĂ´t un « package store »).

Si utiliser Linux fait de vous un hipster, utiliser Mageia fera de vous un hipster parmi les hipsters. Bien moins populaire que Manjaro et Ubuntu sur internet, Mageia est une « ancienne gloire » qui fut un peu oubliĂ©e suite Ă  quelques versions un peu lourdes. Mageia 7 (parue en 2019) fut saluĂ©e par la critique cependant, et Mageia 8 (parue en 2021) est d’une vĂ©locitĂ© impressionnante pour une distribution qui n’est pas considĂ©rĂ©e comme Ă©tant lĂ©gère.

Mes distributions prĂ©fĂ©rĂ©es (partie que je mettrais Ă  jour Ă  ma guise pour noter si mon choix a Ă©voluĂ© depuis la publication de l’article)

Au 6 juillet 2021 :

  1. Mageia – mon coup de cĹ“ur : stable, propre et efficace
  2. Manjaro – vĂ©loce et fonctionnelle sans efforts
  3. openSUSE – je dĂ©couvre mais j’apprĂ©cie la stabilitĂ©, l’optimisation et les utilitaires de gestion système (YaST)

Depuis le 4 juillet 2021 : j’utilise openSUSE Tumbleweed avec GNOME 40 (besoin d’un paquet Ă  jour et souhait de tester GNOME 40 – Fedora n’a pas du tout marchĂ© pour moi)

2ème bonus pour ceux qui lisent jusqu’au bout : comment rendre un vieux PC rapide comme l’Ă©clair en changeant le disque dur et la RAM (pour quelques dizaines d’euros)

Ca ne marchera pas avec tous les PC. Mais si votre vieil ordinateur portable peut ĂŞtre ouvert (ce n’est pas le cas de tous) et que vous n’avez peur de mettre les mains dedans, vous pouvez remplacer votre vieux disque dur par un SSD rapide comme l’Ă©clair, et ajouter une barre de RAM s’il y a un slot disponible.

Petite explication rapide : un SSD est nettement plus rapide qu’un disque dur classique (« HDD ») mais je ne me risquerais pas Ă  expliquer pourquoi. La RAM ou mĂ©moire vive dĂ©signe la quantitĂ© d’informations que votre ordinateur traite Ă  un instant donnĂ©. Plus vous avez de mĂ©moire vive, plus il peut gĂ©rer d’informations fluidement et efficacement. Si votre PC rame quand vous avez trop de fenĂŞtres ouvertes, c’est que vous utilisez trop de mĂ©moire vive.

Cherchez le modèle de votre PC sur internet pour trouver des tutoriels et pour déterminer les dimensions de disque dur et le type de RAM. Si vous indiquez le modèle exact, en général, vous saurez si votre PC a un deuxième slot de RAM vide.

Une fois que vous savez quelles pièces chercher, une commande sur un célèbre site chinois (ou américain), un tournevis et un peu de bricolage plus tard, vous avez un PC largement ragaillardi !

Voici les entrailles de mon PC de boulot.
• Encadré en rouge : la place du disque dur principal. Il suffit de débrancher la languette orange pour retirer le disque dur et en mettre un nouveau.
• EncadrĂ© en blanc : les deux slots de mĂ©moire vive. L’un a une barre de RAM, l’autre est vide. Je peux donc rajouter une barrette.
• Le losange bleu dĂ©signe l’emplacement du lecteur CD/DVD. Dont je ne me sers pas. Je l’ai donc retirĂ© et j’y ai mis Ă  la place un « SSD caddy » avec un deuxième disque dur. La connectique du lecteur CD/DVD est la mĂŞme que pour un disque dur. Un boitier plastique ayant la forme du lecteur CD/DVD permet de coincer le nouveau disque dur dans l’ordinateur.


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